Entretien avec Heraldo Muñoz - 27/05/2020

Heraldo Muñoz, Ancien sous-secrétaire général des Nations unies, Ancien Ministre des Affaires Etrangères du Chili et Membre du conseil d'administration de la Fondation Prince Albert II de Monaco

La pandémie révèle la surexploitation de nos terres et de nos océans. 

Au fur et à mesure du confinement, dans de nombreux pays à travers le monde, la faune et la flore ont commencé à reprendre possession de leurs habitats habituels, désormais occupés par l'homme. 

Permettez-moi de vous donner un exemple.  

À Santiago, une ville de plus de 7 millions d'habitants, nous voyons des pumas et des aigles proches des maisons et errer dans les rues désertes. 

C'est qui est inouï, car on voit aussi des dauphins dans les ports du littoral central du Chili, ce qui ne c’était pas produit depuis des décennies.  

Cela reflète donc le défi que nous devons relever entre les êtres humains et la nature. 

En ce qui concerne l'avenir, qu'est-ce que j'attends ? J'aimerais que cette leçon aille dans le sens du développement durable et de l'économie circulaire.  

Je pense que c'est inévitable.  

J'espère que nous allons dans cette direction et je pense qu'il y a une possibilité que nous tirions des leçons à cet égard une fois la pandémie terminée. 

Si nous pouvons vivre avec moins pendant le confinement, je pense que nous pouvons alors vivre dans une meilleure relation avec la nature, et c'est le défi que nous devons relever, alors que le changement climatique est toujours un enjeu en suspens.